Compréhension des signaux faibles et prospective

Les signaux faibles constituent les éléments de perception de l’environnement, opportunités ou menaces qui doivent faire l’objet d’une écoute anticipative, appelée veille, dans le but de participer à l’élaboration de choix prospectifs en vue d’établir une stratégie, et de réduire l’incertitude (définition Wikipédia).

André-Yves PORTNOFF, consultant et chercheur en prospective et conduite du changement technologique et humain a analysé les facteurs d’occulation ou de rejet des signaux faibles, notamment dans une étude de 1999 intitulée « Comment limiter les pièges de l’imprévu?« .

Le texte est assez intéressant et plein de bon conseil pour l’entrepreneur, le manager ou plus généralement l’individu qui s’intéresse à ce qu’on appelle la prospective.
L’auteur y livre justement les principaux facteurs accompagné d’exemples qui peuvent nuire à une stratégie d’entreprise.

Voici les principaux facteurs d’occulation ou de rejet des signaux faibles:

  1. Le dédain ou la méfiance envers le porteur d’une information qui conduit à sous-estimer l’importance de celle-ci. Ne pas juger une information en fonction de l’estime qu’on peut avoir pour un interlocuteur.
  2. Une évidence peut masquer la vraie signification d’un évènement ou l’importance d’un signal. Devant une situation simple et logique il faut parfois savoir fouiller pour ne pas se laisser avoir par une évidence trompeuse…
  3. Une vision ou une culture trop étroite. Une vision globale permet de s’ouvrir des portes et des opportunités sans s’enfermer et se borner à une seule idée.
  4. De faux concepts ou une fausse démonstration, les erreurs scientifiques sont parfois à la base de mauvaises orientations stratégiques.
  5. Sous estimer une évolution ou ne pas percevoir un besoin potentiel peut faire louper une opportunité d’investir un nouveau marché.
  6. L’arrogance et le sentiment de supériorité. Celui qui n’a de leçon à recevoir de personne s’enferme sur lui-même et pourra se faire doubler plus rapidement.
  7. La peur du changement et le refût de croire à une situation que l’on craint. La perception d’un signal est proportionnelle au caractère acceptable et non dérangeant du contenu.

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